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Communiqué du Parti animaliste
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Paris, lundi 20 mai 2019
 
Plus d’une cinquantaine de personnalités signent la tribune du Parti animaliste qui condamne les violences envers les animaux et appelle à voter pour le Parti animaliste.
Prendre le parti des animaux

Nous faisons subir aux animaux les pires traitements. Ceci est un fait, non une interprétation. Il suffit pour le comprendre de lire les textes réglementaires, si précis dans leur description des techniques de mise à mort — armes, pièges, produits et des gaz toxiques — qui peuvent être licitement utilisés contre un nombre d’animaux domestiques et sauvages terrestres et aquatiques qui n’a jamais été aussi élevé. La lecture de ce pan de la législation suscite une interrogation particulièrement troublante. Car, la chose a été notée, les trois questions auxquelles répond le législateur s’agissant des animaux sont les suivantes : quand, comment et quels animaux tuer ? Pourquoi l’humanité a-t-elle institué un rapport fondamentalement meurtrier aux animaux, et pourquoi tient-elle tant à le conserver ? C’est la soi-disant naturalité de cet ordre qu’il faut interroger.
    
Pour regarder cet ordre en face, il nous faut quitter la scène normalisatrice du droit, du marché, de l’habitude ; il nous faut changer de point de vue pour interroger les fondements de l’ordre qui assigne cette place aux animaux. 
Que ceux-ci aient été jusqu’à très récemment rangés parmi les choses et qu’ils demeurent traités comme telles, « sous réserve des lois qui les protègent », ne peut que susciter l’étonnement puisque les animaux ne sont pas des choses – tout le monde le sait.
 
La soumission des animaux au régime des choses est entrée en crise parce qu’elle est entrée dans sa phase critique. Les efforts conjoints des filières, des lobbys et du marketing n’y pourront rien. Car, il faut insister, cette critique n’est pas le fait récent des « vegans » ou des « antispécistes », comme eux-mêmes, les médias ou leurs adversaires se plaisent à les appeler. Ces personnes forment la crête d’une vague bien plus large, qui porte une inquiétude contemporaine que nul n’exprima mieux que le philosophe Jacques Derrida. En 2001, il écrit : « Cette violence industrielle, scientifique, technique ne saurait être encore trop longtemps supportée, en fait ou en droit. Elle se trouvera de plus en plus discréditée. Les rapports entre les hommes et les animaux devront changer. Ils le devront, au double sens de ce terme, au sens de la nécessité “ontologique’’ et du devoir “éthique’’ ».
 
Le couple crise/critique traverse notre époque à la manière d’une lame de fond : elle vient des profondeurs. Le caractère virtuellement interminable de l’exploitation animale, que nos moyens scientifiques et techniques rendent désormais possible, tient dans le fait que le « stock » détruit est aussitôt renouvelé, et ainsi de suite. L’animal n’a pas eu le temps de vivre qu’il est déjà bon pour l’abattoir. Faut-il rappeler que, par exemple, un poulet de chair n’est maintenu en vie que durant les 40 jours nécessaires à son engraissement ?
 
Une autre caractéristique de l’époque industrielle tient dans les mécanismes de dissimulation de cette organisation rationnelle de la production. Ces mécanismes doivent être assez puissants pour organiser à l’échelle collective, comme dans l’intimité de la conscience de chacun, l’ignorance de cette violence à la fois massive et invisible. Nous n’avons en effet affaire qu’à ses « produits », au sujet desquels nous finissons par ne plus soupçonner qu’ils proviennent de la mise à mort récente d’animaux.
 
La condamnation des violences envers les animaux n’a cessé de jalonner l’histoire de la pensée. Elle est portée par les plus grands noms de notre culture philosophique et littéraire. Ils offrent à la voix de ceux qui défendent les animaux une épaisseur culturelle dont leurs adversaires n’aiment pas entendre parler.
 
Voter pour le Parti animaliste aux élections européennes, parti monothématique centré sur la condition animale, c’est aller dans leur sens. C’est prendre le parti des intérêts des êtres sensibles, c’est opter pour une attitude plus saine et plus juste ; c’est s’engager dans un vote dont la démocratie doit être fière.

 
Signataires
Souad Amidou, Actrice
Jean-Pierre Andrevon, Écrivain, journaliste, dessinateur de presse
Laurent Baffie, Humoriste, animateur radio et TV
Éric Baratay, Membre de l’Institut Universitaire de France, professeur à l’université de Lyon
Brigitte Bardot, Actrice et militante
Marisa Berenson, Comédienne
Christine Berrou, Humoriste comédienne
Florence Burgat, Philosophe, Directrice de recherche à l’Institut National de la Recherche Agronomique
David Chauvet, Essayiste, docteur en droit privé et sciences criminelles.
Docteur Colette Goujon, Praticien Hospitalier en Neurologie, Présidente du Comité de Lutte contre la Douleur du Groupe Hospitalier Henri Mondor
San Damon
, Photographe-plasticien
Emilie Dardenne, Maîtresse de conférences universitaire en anglais
Sophie Darel, Actrice
Dave, Chanteur
Jean-Baptiste Del Amo, Écrivain
Mylène Demongeot, Actrice
Élise Desaulniers, Directrice générale de la SPCA de Montréal
Sophie Dol, Docteur vétérinaire, lauréate de l’Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort
Anny Duperey, Comédienne écrivaine
Sophie Forte, Chanteuse, comédienne
Martin Gibert, Chercheur en éthique à l’Université de Montréal
Valéry Giroux, Juriste et docteure en philosophie, coordonnatrice du Centre de recherche en éthique
Jean-Jacques Gouguet, Professeur universitaire émérite et directeur scientifique du département d’économie
Renan Larue, Professeur de littérature française à l’Université de Californie
Bruno Lassalle, Vétérinaire

 
Véronique Le Ru, Professeure de philosophie
Martine Lelouch, Actrice
Claude Lelouch, Réalisateur cinéma
Virginie Lemoine, Humoriste, actrice
Philippe Léna, Géographe et sociologue, Directeur de Recherche émérite de l’IRD et MNHN
Gérard Lenorman, Chanteur
Ninon Maillard, Maître de conférences en histoire du droit
Jean-Marc Neumann, Juriste, coordinateur de EGALS, enseignant en droit de l’animal, président de TELAS Conseil, consultant en protection animale et formateur
Raphaël Mezrahi, Humoriste
Vincent Niclo, Chanteur
David Olivier, Philosophe, fondateur de la revue « Les Cahiers antispécistes »
Sylvie Perceau, Maître de conférences de Littérature grecque ancienne
Valérie Perrin-Lelouch, Écrivaine, scénariste, photographe
Laurent Petitguillaume, Animateur TV et radio, acteur
Guillaume Pot, Animateur radio
Aloïse Quesne, Maître de conférences à Caen
Philippe Reigné, Agrégé de droit, professeur du Conservatoire national des arts et métiers.
Firmine Richard, Actrice
Sylvie Rocard, Écrivaine
Nathalie Roussel, Comédienne
Henry-Jean Servat, Journaliste, écrivain
Laura Smet, Comédienne
Agnès Soral, Actrice
Stone, Chanteuse comédienne
Michèle Striffler, Élue politique et ancienne eurodéputée
Enrique Utria, Chercheur philosophe
Jean-Luc Vieilleribière, Énarque et dirigeant dans les ressources humaines dans le secteur public
Gabrièle Wersinger Taylor, Professeure d’Université en philosophie
Découvrez le site du Parti animaliste
Contacts presse :
Hélène THOUY, coprésidente, tête de liste : 06.77.80.30.04
helene.thouy@parti-animaliste.fr

Isabelle DUDOUET-BERCEGEAY, coprésidente, candidate : 06.61.16.02.33
isabelle.dudouet-bercegeay@parti-animaliste.fr

 
À propos du Parti animaliste
Le Parti animaliste a été lancé officiellement le 14 novembre 2016. Son objectif est de contribuer à faire émerger la question animale en politique et à la rendre incontournable, face aux décideurs politiques qui ne se positionnent pas sur la question animale, préférant l’ignorer. L’ambition du Parti animaliste est alors de donner de la visibilité à cette question grâce à un programme élaboré en vue de prendre en considération les intérêts des animaux et de les inclure dans les politiques publiques, ainsi que le respect de leurs ressources, de leurs territoires, de leurs habitats et de leurs mobilités. 

Lors des élections législatives de 2017, le Parti animaliste a présenté pour la première fois 147 candidats qui ont obtenu une moyenne de 1,1 % en métropole, malgré un budget particulièrement réduit, démontrant ainsi les attentes de la population en ce sens. Le Parti animaliste entend s'inscrire dans une dynamique internationale et dans la durée : il sera présent aux futures élections européennes.
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