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Cannes 2018, bilan et pronos.

#05 : À qui la Palme ?

Le festival de Cannes 2018 se termine et, dans quelques heures, le jury de Cate Blanchett annoncera son palmarès. En attendant, on vous propose de faire vos pronostics...

D'un niveau particulièrement homogène, la compétition aura peut-être un peu manqué cette année d'un film très au-dessus du lot. Résultat, à quelques heures de l'annonce de la Palme d'or 2018, il reste encore très difficile de se prononcer sur le lauréat le plus probable.

Qu'à cela ne tienne, vous pouvez tenter de vous mouiller en partageant vos choix sur les réseaux sociaux grâce à notre appli de pronostics.

Les films de Cannes qu'on retiendra

Nos résumés approximatifs des films qui ont marqué cette édition 2018...


🇵🇱Cold War, de Pawel Pawlikowski • 1h34 (Compétition)
Parce qu'un film qui commence comme une Star Academy dans la campagne polonaise avant de raconter, sous la forme d'une histoire d'amour, un gros morceau de l'histoire d'Europe en moins de 2 heures ça inspire le respect.

🇫🇷Les Confins du monde, de Guillaume Nicloux • 1h43 (Quinzaine des réalisateurs)
Parce qu'il est utile de rappeler que, même si on en parle rarement au cinéma, la guerre d'Indochine a été aussi sanglante que les autres, tout ça sans parler de la scène de la sangsue dans la bite.

🇨🇳Les Éternels, de Jia Zhang-ke • 2h21 (Compétition)
Parce que Jia maîtrise aussi bien son sujet que sa caméra et que Zhao Tao est éternelle. 

🇧🇪Girl, de Lukas Dhont • 1h45 (Un Certain Regard)
Parce que, décidément, le cinéma est un médium plutôt bien foutu pour ce truc qu'on appelle l'empathie.

🇫🇷Le Monde est à toi, de Romain Gavras • 1h34 (Quinzaine des réalisateurs)
Parce que, croyez-le ou non, une comédie de banlieue peut avoir de la gueule et s'ouvrir sur du Michel Sardou.

🇵🇹Diamantino, de Gabriel Abrantes et Daniel Schmidt • 1h32 (Semaine de la critique)
Parce qu'on a rarement l'occasion de voir des comédies où interviennent des shih-tzus géants et des agents secrets déguisés en enfants réfugiés mozambicains.

🇯🇵Une Affaire de famille, d'Hirokazu Kore-Eda • 2h01 (Compétition)
Parce que c'est mignon une heure et qu'après ça vous déchire le coeur.

🇫🇷Le Grand Bain, de Gilles Lellouche • 2h02 (Hors Compétition)
Parce que cette excellente comédie contient probablement la meilleure scène de braquage de Go Sport de l'histoire du cinéma français.

🇫🇷Climax, de Gaspar Noé • 1h35 (Quinzaine des réalisateurs)
Parce que, mine de rien, ça nous a bien réveillé, un dimanche matin à 8h du mat.

🇩🇰The House that Jack Built, de Lars von Trier • 2h35 (Hors Compétition)
Parce qu'il y a toujours quelque chose d'intéressant à tirer d'un film de Lars von Trier, même quand il fait tout pour qu'on le déteste.

🇨🇳Un Grand Voyage vers la nuit, de Bi Gan • 2h10 (Un Certain Regard)
Parce que tu vois pas tous les jours un plan séquence d'une heure en relief avec une partie de ping pong, une balade en scooter et une descente en tyrolienne.

🇰🇷Burning, de Lee Chang-Dong • 2h28 (Compétition)
Parce qu'on ne l'attendait pas du tout en début de festival et que c'est sans doute ce qu'on a vu de plus abouti.

🇯🇵Mirai ma petite soeur, de Mamoru Hosoda • 1h38 (Quinzaine des réalisateurs)
Parce que ce magnifique film d'animation parvient à décrire avec une précision absolue quelques étapes essentielles de l'enfance.

Un plan palmé

Underground, d'Emir Kusturica  • Palme d'or 1995

L'anecdote qui tue

Une magnifique anecdote cannoise, pour vous aider à briller en société...

 
Si, rétrospectivement, Pulp Fiction semble être aujourd’hui l’une des Palmes d’or les plus marquantes, c’était loin d’être évident au moment des délibérations. En 1994, lors de la projection du film, certains jurés comme Kazuo Ishiguro sont immédiatement conquis, rapidement rejoints par le président Clint Eastwood, mais d’autres, comme le compositeur argentin Lalo Schifrin, sont nettement moins chauds. Au premier vote indicatif, c’est d’ailleurs Vivre !, de Zhang Yimou, qui est en tête avec 8 voix, contre 5 pour Pulp Fiction, ex-aequo avec Soleil Trompeur de Nikita Mikhalkov. Finalement, c’est bel et bien Pulp Fiction qui l’emportera, mais avec seulement 5 voix, à la majorité simple, Soleil Trompeur terminant deuxième avec 3 voix et Vivre ! troisième avec 2 voix.

La Playlist de Cannes 2018

Une sélection aux petits oignons des meilleurs morceaux entendus dans les films du Festival...


🎶Jefre Cantu-Ledesma - Love's Refrain (Un Couteau dans le cœur)
Outre la musique originale de son frère M83, Yann Gonzalez a utilisé plusieurs morceaux préexistants, comme ce titre qui rappelle les BO éthérées de Gregg Araki.

🎶Pet Shop Boys - Later Tonight (In My Room)
Le personnage principal du film d'Ulrich Köhler essaie de détendre une jeune femme qu'il a invitée, en lui passant ce morceau des Pet Shop Boys, pour un résultat moyennement concluant.

🎶Jean-Sébastien Bach - Passacaille en ut mineur (Le Poirier sauvage)
Même s'il s'agit de l'unique morceau utilisé par Nuri Bilge Ceylan, cet arrangement de Leopold Stokowski d'une passacaille de Bach revient tout au long du film comme un thème lancinant.

Les jeux énervants

Tous les jours des jeux qui rendent fou pour bien vous énerver...

Cette année, Calmos vous proposait de jouer avec les films du Festival de Cannes.
Pour chaque long métrage en compétition, une énigme associée.
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Ci-dessus la dernière énigme, un plan du Poirier Sauvage de Nuri Bilge Ceylan,
photobombé par trois autres films à identifier...
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Il ne vous reste plus que quelques heures pour tenter de résoudre les dernières énigmes, rendez-vous lundi sur notre fil Twitter pour le détail des solutions !

Après cette intense quinzaine, Calmos va faire une petite pause.
On se retrouve dans quelques semaines...
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