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Les Flux présentent

L'édito de Cluclu

En mai nous avons tellement de choses à vous raconter que nous enverrons probablement deux (2 !) newsletters ce mois-ci. D'abord, j'étais vraiment très impatiente de publier le troisième épisode du Journal de ta chatte, où l'on parle de la PMA à l'étranger avec Manoumi. N'hésitez pas à partager, commenter ou nous interpeler à ce sujet sur les réseaux sociaux, nous avons hâte d'en discuter avec vous. Je continue à nourrir ma passion pour les podcasts et j'espère vous convertir en vous en présentant deux nouveaux. Enfin, nous sommes ravies de vous parler de notre rencontre avec Nathalie Mondot ! 
DANS CE NUMÉRO :
1.
Le Journal de ta chatte #3
2. Encore des podcasts
3. Entretien avec Nathalie Mondot
4. Prochains ateliers
5. Revue de presse et agenda

Manoumi - La PMA à l'étranger

La lutte pour la réappropriation des savoirs gynécologiques est aussi une lutte pour nos droits reproductifs. La réglementation de l'accès à la PMA, à la fois dans la loi et dans la pratique médicale, est révélatrice de l'ensemble des normes implicites et explicites qui pèsent sur la parentalité. Qui a le droit (et le devoir) d'être parents ? Les personnes cis en couple hétérosexuel, jeunes (pas de PMA pour les femmes après 43 ans), minces (pas de PMA pour les femmes jugées trop grosses), blancs (à cause du racisme médical, de la croyance que les femmes noires n'ont pas de problèmes de fertilité, et du manque de dons de gamètes). Pour nous, militer pour l'accès libre et gratuit à l'IVG ou pour la PMA pour tous.tes relèvent de la même évidence : nos corps, nos choix, nos familles. 
Dans cet épisode du Journal de ta chatte, Manouni nous parle justement de sa famille et comment elle a dû la composer : en partant faire des PMA en Belgique.
Vous pouvez retrouver Manoumi et sa joie de faire famille sur son blog.


Cluny

Appel à témoignages pour un mémoire en sociologie

Nous relayons ici un appel de Jasmine, étudiante en sociologie

Dans le cadre de mon master en sociologie de l’intervention sociale, je réalise un mémoire sur les groupes de self-help ou auto-gynécologie / gynécologie DIY aujourd’hui en France. Pour cela, je suis à la recherche de personnes qui participent, animent ou qui sont à l’initiative de ces groupes afin de réaliser des entretiens et de comprendre les motivations à faire vivre ces pratiques, qu’il s’agisse d’un groupe formé et qui se réunit régulièrement ou de réunions informelles entre ami.e.s, d’auto-observation ou de groupes de paroles autour de la santé sexuelle et/ou gynécologique. 

Je suis sur Lyon mais les entretiens peuvent également se dérouler sur Skype ou par téléphone. Les propos recueillis seront bien sûr confidentiels et anonymisés lors de la rédaction. Si tu es intéressé.e pour partager ton expérience, n’hésite pas à me contacter par mail : jasmine.marty@univ-lyon2.fr 

Merci !

Podcasts

Je suis vraiment ravie de vous présenter deux nouveaux podcasts féministes qui s'attaquent aux liens entre santé, médecine et féminisme. Qu'ils soient produits par des studios, comme ici par Nouvelles Écoutes pour Im/patiente, ou de manière indépendante pour Demande-t-on aux carottes, on peut se réjouir de la quantité et de la qualité des podcasts qui fleurissent.

Im/patiente 
Dans Im/patiente, on découvre la voix de Maëlle, qui a décidé de partager avec nous le récit de son parcours de soin depuis l’annonce d’un cancer du sein. Dans le premier épisode, elle raconte l’annonce du diagnostic et comment s’est nouée la relation avec son oncologue. On comprends que Maëlle va nous guider sur un fil ténu à travers la tristesse, la rage et le réconfort aussi, auprès de rencontres importantes. D’ailleurs, elle est accompagnée dans ce podcast par Mounia, anthropologue. Toutes les deux, elles ont pour ambition d’examiner la façon dont le cancer du sein rejoue des stéréotypes sexistes sur la féminité et ce qu’on attend des femmes.

Demande-t-on aux carottes
Dans Demande-t-on aux carottes, Alice, qui est médecin, et Marine, qui ne l'est pas, reçoivent à chaque épisode une invitée différente. Soignante ou non, elle apportera son point de vue sur le rôle de la médecine dans la construction ou la perpétuation de normes sur les femmes en particulier. Avec un ton léger, elles créent pourtant un véritable espace de réflexion et de dialogue dans lequel soignantes et soignées sont tout aussi légitimes à parler de médecine et de santé. 


Cluny

Entretien avec Nathalie Mondot

Avec Chloé, nous avons rencontré Nathalie en fin de journée, alors qu'elle revenait de cueillette. De sa besace, elle a sorti une série de plantes et de fleurs qu'on a pu sentir, goûter, frotter contre nos mains au rythme de ses explications. Ensuite, on a parlé des ateliers d'auto-gynéco et des cueillettes qu'elle organise et à la fin j'ai eu envie que vous aussi vous soyiez à la terrasse de ce café à discuter avec nous, alors il a été décidé que je lui reposerais quelques questions écrites pour les transmettre ici. Pour une immersion totale, n'hésitez pas à mâchouiller un brin d'herbe pendant votre lecture.

Tu as animé un atelier d'auto-observation lors du festival de Gras politique en mars dernier. Depuis combien de temps proposes-tu ce type d'ateliers et en quoi consistent-ils exactement ?
Il me semble que l’idée a mis du temps à germer et qu’elle a abouti en 2016 lors du festival Erosphère. C’est parti du constat suivant : j’avais précédemment animé un autre atelier dans le cadre de ce même festival et je voyais toutes ces personnes s’essayer à des pratiques diverses et variées. Dans toute cette diversité, je trouvais qu’il manquait l’essentiel, genre la base : connaître son propre corps !
Je me suis alors mise en quête de ce qui se faisait déjà et ce qui avait été fait, et je me suis inspirée de tout cela.
Pour résumé, l’atelier dure généralement 1h30 à 2h. Je commence par présenter quelques planches anatomiques. Ensuite, chaque participant·e muni·e de son miroir s’auto-examine. L’auto-observation peut aller jusqu’au col de l’utérus ! Pour cela, je propose des spéculums jetables. Ça me semble important, que chacun·e manipule un spéculum parce que c’est un objet qu’on n’a pas tous les jours entre les mains ! Et ça le désacralise, cet objet ! Cet atelier est aussi, pour ne pas dire surtout, un espace de libre parole. Chacun·e peut intervenir, parler de son expérience, apporter des compléments d’information, etc. 
Les ateliers se sont toujours déroulés dans la joie et la bonne humeur et l’énergie qui s’en dégage m’a toujours boostée : l’empowerment comme on dit !
De mon côté je pense qu’il n’y a pas besoin de formation particulière pour proposer ces ateliers. J’imagine qu’il faut tout de même quelques prédispositions comme être pédagogue, à l’écoute et à l’aise avec son propre corps. Je passe beaucoup de temps à récolter des informations (et de bonnes informations afin de ne pas véhiculer n’importe quoi !

Parmi tes nombreuses activités, tu es plasticienne. Est-ce que ça modifie ton rapport aux corps et quels liens fais-tu entre ta pratique et l'exploration gynéco ?
Disons qu’être performeuse est une sacrée expérience qui m’a permis d’être « à l’aise » pour animer mon atelier.

Tu as aussi une formation d'ethnobotaniste, et en cherchant une définition de ce métier, j'ai trouvé la définition suivante : "L'étude de la relation entre les hommes et les plantes". Du coup j'ai envie de te demander s'il y a une spécificité dans l'étude de la relation entre les femmes et les plantes.
Haha ! Oui, il y a une spécificité : les femmes sont un sujet invisible, tabou, etc. Soupirs… Personnellement, j’ai remplacé « les hommes » par « les êtres humains » pour cette définition. Donc l’ethnobotanique, de mon point de vue, c’est l’étude de la relation entre les êtres humains et les végétaux. Ah j’ai aussi remplacé « plantes » par « végétaux » !!
Depuis gosse, je suis passionnée par les plantes en tout genre et ce qu’on peut en faire, peu importent les domaines (construction, artisanat, alimentaire, médicinal, artistique…).  J’ai collecté des tonnes d’information que je mets en pratique dans mon quotidien, selon le temps, l’énergie et les besoins. En 2017, j’ai pris la décision de me consacrer pleinement aux plantes. 

Considères-tu que les cueillettes à thème sur la santé gynéco sont dans le prolongement des ateliers d'auto-gynéco ?
Durant de nombreuses années, j’ai milité auprès d’associations féministes, j’ai toujours été très engagée sur cette thématique.
Il y a quelques siècles, la connaissance des plantes était un truc de femmes. À mesure que se mettaient en place un certain système économique, la domination masculine et le développement de la médecine, la place et le rôle des femmes ont été anéantis.
Il existe des plantes qui peuvent aider spécifiquement pour la santé gynécologique. Et il y a des personnes qui ont ces connaissances. Aujourd’hui, je mène une enquête ethnobotanique pour recueillir ces connaissances spécifiques. Et je redistribue ces connaissances lors de balades et d’ateliers divers.

Si je te propose de parler d'une plante (et d'une seule !) qui a des propriétés intéressantes pour la santé gynéco, tu nous parles de quoi ? 
L’Achillea millefolium, achillée millefeuille de son nom vernaculaire ! Certainement ma préférée et la première plante que j’ai utilisée en infusion pour contrer les douleurs menstruelles. Je trouve cette plante magique car elle aide aussi sur d’autres problématiques pour les jeunes et moins jeunes personnes, que ce soit pour régulariser les cycles, pour la ménopause, etc. Elle agit aussi sur la sphère digestive et peut donc, à cet effet, soulager un SPM (syndrome pré-menstruel). Elle pourra aussi intervenir dans d’autres sphères de soin. Cependant, l’achillée millefeuille est contre-indiquée durant une grossesse et chez toute personne présentant une allergie aux astéracées.
Et puis l’achillée millefeuille, on la trouve quasiment partout ! :)

Où et quand peux-t-on participer à une cueillette ou un atelier ? Où suivre tes activités ?
J’ai créé un site internet spécifiquement, Forêt et Médecine.
Avec des pages dédiées aux ateliers et aux sorties, c’est la meilleure façon de connaître les prochaines dates, les lieux et thématiques à venir !
L’agenda des prochaines dates de sortie :
- 26 mai : Plantes et infections vaginales et vésicales (vaginite, cystite et compagnie)
- 2 juin : Plantes et syndrome pré-menstruel
- 16 juin : Plantes et endométriose
- 23 juin : Plantes et ménopause
La plupart des sorties se font au bois de Vincennes. Toutes les précisions seront prochainement disponibles sur le site.

Merci Nathalie, et à bientôt pour une sortie au bois de Vincennes !


Nathalie et Cluny

Prochain atelier d'auto-examen


Le prochain atelier d'auto-examen se déroulera à Paris :
- le 15 mai à de 19h à 23h (Paris 13)

Plus d'infos sur les ateliers ici.

Revue de presse et agenda

Deuxième Page fête son anniversaire !

Le webzine et l'association Deuxième page fêtent leurs trois années d'engagement au service de la culture et du féminisme le 12 mai à la Mutinerie à Paris. Au programme : stands féministes et performances théâtrales et musicales ! Nous serons présentes sur un stand entre 17h et 19h pour vous rencontrer et nous aurons avec nous les articles de la Boutique de ma chatte. On s'y voit ? Plus d'infos sur l'event Facebook.

Gouinement lundi

Cluny et Chloé ont discuté des ateliers d'auto-examen avec le podcast Gouinement lundi à l'occasion de la dernière édition de la Queer Week. L'épisode est à écouter ici !
La Newsletter de ma chatte est une initiative féministe
pour la réappropriation des savoirs gynécologiques,
co-écrite par Cluny Braun et Britney Fierce. 

Les illustrations de la Newsletter de ma chatte (hors contenu image des articles)
ont été réalisées par Oriane Juster et le design par Émeline Ancel-Pirouelle.

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