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Bonjour à toi,
 
Début janvier, j’ai intégré un très chouette atelier d’artistes, L-Imprimerie (pour l’amoureuse des mots que je suis, c’est un nom parfait), l’occasion de rencontrer de belles personnes et leurs univers. Hier, je discutais avec une autre occupante des lieux, Valérie, dont tu peux découvrir le travail de céramiste ici. Elle expliquait que dans les cours qu’elle donnait, elle apprenait aux étudiant·e·s à voir, à prêter attention au travail en cours, aux étapes du processus.
 
Souvent, quand on a un projet en tête, on imagine le résultat, le produit fini. Excellent moyen d’être déçu·e, puisqu’il est rare que le résultat corresponde exactement à l’image qu’on s’en faisait. En plus, ça voudrait dire qu’entre le moment où le projet émerge dans un coin de sa tête et celui où il est achevé, nous n’avons absolument pas changé – ou que notre idée en tout cas n’a aucunement évolué… Et avec tout ce qui nous est donné de vivre, d’apprendre, d’expérimenter au quotidien, est-ce bien réaliste ?
 
Bref, cette idée de produit fini, ça a résonné. La nuit précédente, j’avais rêvé que je mettais en page un livre de 365 poèmes (il était très beau, ahah) alors même que, dans la vraie vie, il n’y en a que… 198 d’écrits. Au réveil, ça m’a paru franchement ridicule, merci mon cerveau.
 
Valérie, donc, dans ses cours, insiste sur l’importance de s’attarder sur ces stades intermédiaires. Et parle de cette étudiante qui a fabriqué un moule (plein de coups et de creux à force d’avoir été travaillé), et qui se met à le trouver beau, ce moule qui devait, au départ, lui servir à mouler l’objet final. L’étudiante a alors décidé de mouler le moule lui-même (j’adore !) plutôt que ce qu’il était supposé contenir.
 
En écho à cette anecdote, en voici une autre, tirée du roman dont je me délecte ces jours-ci, Mon désir le plus ardent, de Pete Fromm, aux éditions chéries Gallmeister. Au début du texte, le jeune couple que forment Mad et Dalt tente d’avoir un enfant. Mais c’est plus difficile que prévu… À chaque fois, Dalt signale : « Le plus marrant, c’est quand même d’essayer, non ? » L’aboutissement, certes, mais le chemin, bon sang !
 
Alors voilà, considère cette lettre comme une invitation à essayer, à regarder sous les ratures, dans les brouillons, les coins de feuilles, les historiques des fichiers textes, et les carnets abandonnés.

Est-ce qu’il n’y a pas là des bouts qui valent plus le coup que ce que tu avais en tête au début ?
 
À bientôt,
Amélie

Et puis quoi encore ?


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Je m’appelle Amélie, et mon but, c’est de donner aux gens des outils pour qu’ils s’approprient la langue à leur manière.

Je fais ça principalement en animant des ateliers d’écriture créative pour toutes et tous et en enseignant le français comme langue étrangère.

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Photo : Nirine Arnold

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Amélie Charcosset · c/o neonomia · Rue Prévost-Martin 21 · Genève 1205 · Switzerland

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