Copy
Voir la lettre dans votre navigateur
Partager
Tweeter
Transférer
SNESUP-FSU

La Lettre

 du Sup’

Lettre d'information du SNESUP-FSU n° 15
Mai 2018

AU SOMMAIRE
À la une
CATASTROPHE PARCOURSUP : Le SNESUP-FSU exige des mesures d'urgence

Appel de la Commission administrative du 24 mai 2018 :

CATASTROPHE PARCOURSUP :
Le SNESUP-FSU exige des mesures d'urgence


Mardi 22 mai, le couperet est tombé : 400 000 lycéen.ne.s, en pleine révision du baccalauréat, n’ont obtenu aucune réponse positive concernant leur affectation à la prochaine rentrée. Ils devront attendre jusqu’à la rentrée les désistements de leurs camarades pour espérer obtenir un « oui » ou un « oui si » sur l’une de leurs demandes. Pour les 400 000 autres, rien ne permet de dire que les réponses positives satisfont leurs préférences. Cette réalité humaine est d’une violence inadmissible : il est insupportable qu’un gouvernement puisse se satisfaire d’une telle situation, dans laquelle il porte une lourde responsabilité. Le SNESUP dénonce en outre les violences administratives contre les collègues et les violences policières d’une brutalité encore jamais constatée à l’encontre des mouvements universitaires et lycéens. (...)

Le SNESUP-FSU demande un plan d’urgence pour la rentrée 2018 et une régulation immédiate de la procédure d’affectation. La hiérarchisation des vœux doit être rétablie, la sectorisation être respectée et généralisée et le baccalauréat continuer à donner accès de droit à l’université. Le nombre de places doit être accru pour permettre d’accueillir toutes et tous les titulaires du baccalauréat qui le souhaitent, dans de bonnes conditions d’encadrement dans les études de leur choix. Les moyens promis pour l’encadrement et l’accompagnement des étudiant.e.s doivent être investis sans délai. (...)

 

La FSU DÉNONCE LE FIASCO DE PARCOURSUP :
400 000 lycéen.ne.s mis.e.s dans l’angoisse juste avant le bac !


Les premiers chiffres sont vertigineux : selon la ministre, 400 000 lycéen.ne.s sont « en attente » ou « refusé.e.s » sur l’ensemble de leurs vœux (soit 50 % des inscrit.e.s). Ces premiers chiffres dépassent les analyses les plus pessimistes quant à l’usage de la plate-forme Parcoursup pour affecter les bachelier.e.s. Plus de la moitié des futur.e.s bachelier.e.s reçoivent un premier signal décourageant à quelques jours du baccalauréat. C’est inacceptable !

Le gouvernement a fait le choix de refuser d’entendre l’aspiration de la jeunesse à accéder à une formation et un diplôme de l’enseignement supérieur. Depuis des mois, un mouvement social conteste les fondements de la politique de sélection à l’entrée de l’université. Mais le gouvernement s’enferme dans le déni et choisit la répression comme seule réponse.


La FSU exige que tous les lycéen.ne.s lauréat.e.s du baccalauréat puissent choisir leurs études ; elle exige que les MEN et MESRI ouvrent sans tarder des négociations pour construire une autre politique pour l’enseignement supérieur et un système d’affectation national, transparent, juste et respectueux des aspirations des lycéennes et des lycéens.

 

Mobilisations contre la loi ORE
La FSU appelle à manifester le 26 mai

La FSU appelle à manifester le 26 mai


Incompréhension, inquiétudes, colère... dans le secteur privé comme dans le public, les mécontentements se multiplient et se manifestent notamment à la SNCF, Air France, dans la Fonction publique, chez les jeunes qui refusent la sélection et souhaitent une réelle démocratisation de l’université, chez les retraité.e.s qui exigent un pouvoir d’achat décent et de meilleures conditions de vie, ainsi que dans les populations les plus en difficulté sur le plan social et éducatif.

Toutes les colères qui s'expriment ont un point commun : le rejet de la volonté du gouvernement de porter un coup fatal à notre modèle social.


La FSU appelle à participer à la mobilisation citoyenne du samedi 26 mai pour rassembler les colères, faire valoir des alternatives à ces politiques libérales, porter les revendications sur le financement et le développement des services publics et proposer un autre projet de société.(...)
 

Le SNESUP-FSU quitte la concertation sociale relative à la réforme de la licence


Après avoir participé aux trois premières réunions de la concertation sociale relative à la réforme de la licence, le SNESUP-FSU a constaté que malgré la réclamation réitérée du texte de l’arrêté licence, le ministère n'a produit aucun document et avancé aucune information quant à son projet réglementaire. Le SNESUP-FSU rappelle que la synthèse des réunions de cet automne a conduit à la rédaction de la loi ORE et que celle-ci n’a repris aucune des propositions des organisations syndicales. Le SNESUP-FSU n’accepte pas d’être utilisé pour cautionner une nouvelle concertation qui a pour seul but de détourner les organisations syndicales de leur combat auprès des collègues dans les établissements contre la loi ORE et contre l’usage de la plate-forme Parcoursup. Cette absence de négociation dévoie les objectifs du dialogue social et n’ouvre pas de perspectives de sortie de crise.
 
Violences policières contre des lycéen.ne.s : communiqué intersyndical du 24 mai 2018

Le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNESUP-FSU condamnent vivement les violences policières dont ont été victimes des lycéen.ne.s, dans l’enceinte ou à l’extérieur des établissements scolaires, dans le cadre des mobilisations du 22 mai. (...)
L’action des forces de l’ordre a été brutale et disproportionnée, des lycéen.ne.s pour la plupart mineur.e.s ont été traîné.e.s à terre, confiné.e.s longuement dans un bus, en garde à vue pendant deux jours et deux nuits, sans même que les familles puissent être informées des lieux de détention. Ces pratiques sont inacceptables !
Le SNES, le SNEP, le SNESUP demandent une réaction forte de la part des ministres de l’Enseignement supérieur et de l’Éducation nationale pour éviter que de tels agissements se reproduisent.


Lire le communiqué de presse




Retrouvez nos articles et analyses, ainsi qu'une boîte à outils dans notre dossier spécial :


« La sélection en licence »
 
Métiers et carrières

Le SNESUP-FSU organise un séminaire le 31 mai après-midi avec des acteurs du système de santé, des formateurs des personnels de santé et des acteurs de la société civile. Il aura lieu à la faculté de médecine de Paris-Descartes.

Deux tables rondes sont organisées :
- Quel système de santé pour les 20 prochaines années qui garantisse le droit à la santé pour tou.te.s ?
- Comment former des professionnels de la santé assurant le droit d’accès à la santé pour tou.te.s et en lien avec les évolutions du métier et de la recherche ?

Nous invitons les adhérentes et adhérents du SNESUP-FSU à participer à cette rencontre. N’hésitez pas à diffuser l’information et à inviter des collègues à nous rejoindre !

Consulter le programme et télécharger l'invitation
Retraité.e.s et actif.ve.s uni.e.s, agissons ensemble pour faire reculer le Gouvernement !

Le gouvernement et sa majorité présidentielle n’ont rien compris à la colère des retraité.e.s !
 
Exigeons :
Que le gouvernement et le Parlement prennent, sans attendre, l’initiative d’une loi de finances rectificative qui :
- annule la hausse de la CSG pour tous ;
- mette fin au gel des pensions ;
- décide de leur revalorisation.
 
Nos dernières publications
Au sommaire : Université d’été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens : cinq jours pour débattre, se former et agir • Palestine : massacre à Gaza lors de la « marche du retour » • Mobilisation : le gouvernement doit nous entendre ! • L’anti-Mai 68 : sur les affiches, la race • Manifeste des 63 président.e.s : une étape de plus dans la servilité • Universités finlandaises : austérité, autonomie et licenciements • Processus de Bologne : des années prometteuses ! • Mutations des EC : un dispositif inadapté et un constat de non-droit • Reconnaissance du doctorat : un niveau ad hoc dans la nomenclature • Élections au Conseil scientifique et aux Conseils scientifiques d’institut du CNRS (2/3) : politique de site et lien enseignement-recherche • Congrès d’étude 2018 du SNESUP-FSU - Enseignement supérieur et recherche : mener la contre-attaque • Livre : « Vous avez dit totalitarisme ? »
FDM n° 665 - Mai 2018
 
En quoi le « nouveau monde » de l’éducation annoncé par l’actuel ministre de l’Éducation nationale, dans ses apparitions très médiatiques, relève-t-il de la rupture ou du changement ? La question mérite d’être posée tant les « nouveautés » promises sont pour le moins anciennes – la résurgence de la méthode syllabique par exemple, comme panacée aux difficultés de l’apprentissage de la lecture. C’est à ces nouveautés, très étonnantes pour certaines, que ce dossier est consacré, en commençant par décrire la « méthode » (et son discours) : afficher des concertations pour mieux évacuer le dialogue... et justifier des décisions prises antérieurement. (...) Contre ces mythes et ces opinions que l’on veut nous faire prendre pour de la « vraie science », la vigilance et l’action critique s’imposent plus que jamais.
 
VRS n° 412 - Printemps 2018

Les éditeurs scientifiques mondialisés tiennent ce qui est devenu un des business les plus lucratifs au monde. L’inflation des publications est telle que les bibliographies, bien souvent stéréotypées, résultent davantage de la collecte de résumés que de discussions scientifiques. (...) Les revues – et donc les éditeurs qui les possèdent – ont acquis un pouvoir exorbitant sur la politique scientifique des institutions, voire des États. Mais le vent tourne. Les institutions de recherche et d’enseignement supérieur et leurs bibliothèques croisent le fer avec les éditeurs commerciaux. Et les chercheurs et chercheuses commencent à reprendre en main l’édition de leur travail.
 

ORANGE, Ô DÉSESPOIR : UN NOUVEAU PASTORAT !? Il est sorti ! Le guide qu’on attendait, pour enfin dire urbi et orbi ce qu’il faut faire et comment il faut le faire. Comme toute pastorale, celle-ci est plutôt autoritaire. Y’a plus qu’à exécuter les ordres… Merci Patron ! Ce petit livre orange a déjà suscité de nombreuses réactions, que nous partageons ici. Ce catalogue prescriptif anticipe aussi les annonces à venir sur la formation des enseignants, du premier degré notamment, et sa dégradation en formatage. En effet, ces « recommandations », comme ce « nouveau » missel orange (vitaminé à la méthode Coué ?), s’emploient à dénier toute expertise aux enseignants comme à leurs formateurs pour transformer le métier en un métier d’exécution sur le mode du « Je pense, donc tu suis ». À qui profite une telle prolétarisation ?

S’il y a une chose qu’on ne peut pas reprocher à ce gouvernement et à ses alliés, c’est de ne pas nous donner des raisons de nous révolter. D'après une note du ministère des Finances (Le Monde du 18 mai) le gouvernement envisage de rogner sur les prestations sociales et sur les retraites, en changeant les modes de calcul, les critères d’éligibilité et en gelant les revalorisations.
Dès maintenant,
signons la pétition demandant une loi de finances rectificative annulant l’augmentation de la CSG pour tous, mettant fin au gel des pensions et demandant leur augmentation. Participons aux initiatives du 14 juin !

Lire la Lettre aux retraité.e.s
Vie syndicale
L'expression des sections locales du SNESUP-FSU

L'expression des sections locales du SNESUP-FSU

 
Retrouvez dans cette rubrique de notre site tous les communiqués, articles et tracts des sections locales du SNESUP-FSU. Que les bureaux des sections n'hésitent pas à nous faire parvenir leurs documents et témoignages à cette adresse dédiée !
 
Retrouvez l'incontournable Minimémo du jeune chercheur !
 
Doctorant.es, post-doctorant.es, ATER, ce document vous est destiné. À diffuser et à utiliser sans modération !
Adhérez au Snesup-Fsu !

Adhérez dès aujourd'hui au SNESUP-FSU, et parlez-en autour de vous !

En savoir plus...
Copyright © 2016  -  SNESUP-FSU, Tous droits réservés.

Vous souhaitez modifier la manière avec laquelle vous recevez ces e-lettres ?
Vous pouvez modifier vos préférences ou vous désinscrire de cette liste