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Conservatoire botanique national de Franche-Comté - Observatoire régional des Invertébrés
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Premiers résultats et nouvelles étapes...

Après plus de 10 ans d'études et de recherches, l'année 2017 marquait le départ du projet de réintroduction de saxifrages oeil-de-bouc, mené par le Conservatoire botanique national de Franche-Comté–Observatoire régional des Invertébrés (CBNFC-ORI) et ses partenaires. En danger critique d’extinction, cette espèce n'était plus présente en France que dans une station du Doubs...
Projet inédit en France par son envergure, il prévoit la réintroduction de plus de 10 000 individus, de 2017 à 2027.
Dans cette nouvelle lettre d'informations, nous vous proposons de continuer à suivre avec nous les grandes étapes de cette aventure...

Attention, plantations en cours...

Déjà trois années de réintroduction in situ !

Au total, se sont aujourd'hui 2 290 individus qui ont déjà été réintroduits sur 5 sites du Haut-Doubs et du Jura (sur le site de la dernière population ainsi que 4 autres sites historiques choisis pour leurs conditions écologiques propices).

Les étapes de la réintroduction

Chaque année, les graines de saxifrages précédemment conservées sont mises en culture, aux jardins botaniques de Besançon, Nancy, Mulhouse et Lausanne, avant d'être transférés au jardin de curé de la Rivière-Drugeon, afin de s'acclimater aux conditions extérieures du Haut-Doubs. Au printemps, les plants ainsi préparés sont acheminés sur les sites de réintroduction choisis. Délicatement plantés un à un, les pieds de saxifrages sont ensuite minutieusement géolocalisés et marqués à l'aide d'un tachéomètre, afin de pouvoir ensuite en assurer le suivi...
[REPORTAGE PHOTOS]

Retour sur notre session de plantation 2019

Découvrez en images, chacune des étapes de cette campagne de réintroduction !
Voir le reportage photos

Des résultats plus que prometteurs !

Retour sur les suivis...

Un suivi annuel permet d'évaluer l'état de santé des plants, le nombre d'individus, de fleurs... afin de dresser une cartographie détaillée et d'évaluer le succès des opérations.

Les résultats de ces premières années semblent plutôt prometteurs:

TAUX DE SURVIE 92%

66% 
DES PLANTS FLEURIS

FRUCTIFICATION 88%
Ces résultats encourageants montrent que les sites de réintroduction présentent effectivement des conditions encore favorables à l'espèce à court terme. Cela va de pair avec la restauration hydrologique des tourbières engagée à une vaste échelle dans le massif jurassien et qui permet de garantir une amélioration de la résilience hydrologique des sites perturbés.

Station historique
Des
résultats en demi-teinte

"Le suivi des plants de la station historique est plus décevant... Il est probable que la réduction de la population et donc l'appauvrissement génétique subi ne lui permette plus d'être en mesure de supporter les aléas climatiques exceptionnels et de plus en plus fréquents..."
Julien Guyonneau, botaniste au CBNFC-ORI

 

Un projet salué par le CNPN

Présentation du bilan 2012-2016...

Le 1er juillet dernier, le bilan technique et financier du Plan National d'Action (PNA) Saxifrage oeil-de-bouc 2012-2016 a été présenté au Conseil National de Protection de la Nature (CNPN). Le projet de renforcement a été salué par le groupe de travail flore du CNPN qui a rendu un préavis favorable sur le bilan du PNA. L'accent a notamment été mis sur la coopération transfrontalière et l'appui sur d'autres programmes en cours dont le Life tourbières du Jura. La poursuite du projet est donc attendu lors de la séance plénière du CNPN le 24 septembre 2019 !

Optimiser les prochaines plantations...

Grâce aux analyses statistiques...

Avant d'être introduit, chaque plant est analysé (état de santé, taille, nombre de rosettes...). Au moment de la plantation, on relève également les paramètres de terrain qui lui sont propres (situation topographique, espace disponible pour s'épanouir, niveau de Ph de l'eau, température, taux de conductivité...). Mis en relation avec les résultats des suivis, ces paramètres permettront de tirer des conclusions quant aux conditions écologiques à privilégier pour les futures plantations...
Afin de préciser ces conditions de réintroduction optimales, Yara Alchammas, étudiante de master 1 Ecologie, gestion et diagnostic des écosystèmes à l’Université Bourgogne Franche-Comté et stagiaire au CBNFC-ORI, a travaillé à l'analyse statistique et au croisement des nombreuses données de suivis. Nous la remercions et la félicitons pour l’ensemble du travail qu’elle a réalisé.

Les premières conclusions confirment que le facteur determinant à la survie des plants est principalement lié à la qualité physico-chimique de l’eau (conductivité et piézométrie). D’autres facteurs comme l’âge des plants, l’altitude des sites, le niveau microtopographique, le faciès des mousses interviennent dans la croissance des plants. Par ailleurs, l’étape d’acclimatation en climat montagnard semble bien avoir un impact positif sur la viabilité des plants. Les résultats de cette étude devront maintenant être confirmés à plus long terme...
 
Une nouvelle campagne de plantation aura lieu à l'automne 2019, afin de diversifier les conditions de plantation. La période hivernale nous permettra ensuite de faire le point avec les différents partenaires techniques, afin d'entamer une nouvelle phase de réintroduction en 2020... Rendez-vous l'an prochain pour un nouveau point d'étape !

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Réintroduction de la saxifrage oeil-de-bouc, une seconde chance pour espèce en danger d'extinction.
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Reportage France 3 Région
Sur FRANCE 3 REGION

Revoir le reportage France 3 consacré
à la Saxifrage oeil-de-bouc.

VOIR

Participent à ce projet :
le Jardin botanique de l'Université de Franche-Comté et de la Ville de Besançon,
le Conservatoire botanique d’Alsace, les Jardins botaniques du Grand Nancy et de l’Université de Lorraine, l’Association culturelle de 
La Rivière-Drugeon, le Jardin botanique de Lausanne,
le Syndicat mixte des milieux aquatiques du Haut-Doubs et le Parc naturel regional du Haut-Jura.

Avec le soutien de la DREAL Bourgogne-Franche-Comté,
la Région Bourgogne-Franche-Comté et l’Union européenne.

LISTE ROUGE DE LA FLORE MENACÉE DE FRANCE MÉTROPOLITAINE

Cette année, et pour la 1ère fois, le risque de disparition de l’ensemble de la flore vasculaire de France métropolitaine a été évalué, grâce à une collaboration associant le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN France), la Fédération et le réseau des Conservatoires botaniques nationaux, l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN).

Les 4 982 espèces de plantes indigènes recensées sur le territoire ont fait l’objet d’un examen approfondi, conduisant à la parution d’un nouveau chapitre de la Liste rouge des espèces menacées en France.

>> Consulter la Liste Rouge

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