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LA LETTRE DE BREF
Newsletter professionnelle
13 avril 2017
À LA UNE       DU COURT AU LONG         DES COURTS EN SALLES        AGENDA       FILMS À VOIR

Le premier tour de l'élection présidentielle approche à grands pas et le programme de courts métrages Singulier/Pluriel, qui circulera à partir du 19 avril, tombe à pic pour permettre aux jeunes spectateurs d'aborder les notions de collectif, de citoyenneté et de solidarité.
Au sommaire de cette édition, on s'intéressera également au prochain Festival de Bruz, aux premiers longs métrages d'Emmanuel Courcol et de Sandrine Dumas, à du cinéma de patrimoine et du documentaire, sans omettre tous les appels à candidatures et inscriptions en cours...

// Six courts métrages sur le “vivre ensemble”
Disponible à partir du 19 avril, le programme Singulier/Pluriel fait l'objet d'une collaboration entre l'AFCAE (Association française des cinémas Art et essai) et l'Agence du court métrage.
Responsable du groupe Jeune public de l'AFCAE (photo) et directeur des Cinémas du Palais à Créteil, Guillaume Bachy nous présente cette belle et pertinente initiative.


 
Quelles sont les idées majeures ayant conduit à la constitution de ce programme Singulier/Pluriel et comment ont été choisi les six films qui le composent ?
C’est à la demande des salles que nous avons commencé à réfléchir à des propositions en direction des pré-ados/ados dans les cinémas Art et essai. Et face à la désaffection d’une partie de ce public pour un cinéma plus exigeant au profit de productions hyper normées, nous avons décidé de proposer une autre voie.
Le partenariat avec l’Agence du court métrage est né de ce besoin, avec un premier programme Mutations en cours (sur le cinéma de genre et fantastique) en 2016 et, aujourd’hui, avec Singulier/Pluriel. Cette nouvelle proposition aide les salles et leur donne des outils pour aborder les questions de “vivre ensemble” et accompagner leur travail avec le public adolescent.
Les six films du programme ont été choisis avec l’Agence du court métrage, des exploitants et programmateurs Art et essai, membres du groupe Jeune public. Le programme aborde le thème sous tous ses aspects avec une grande diversité de ton, de durée et d’univers. Nous avons décidé de choisir des films forts qui déclenchaient la parole pour qu’un dialogue entre spectateurs puisse exister à l’issue des projections.
 
De quelle manière l'AFCAE assure-t-elle, de façon concrète, la circulation du programme, et avec quel type d'accompagnement ?
La genèse du programme a été présentée devant 280 animateurs et exploitants de salles lors des 19es Rencontres Jeune public de l’AFCAE, à Marseille, où Marcel Ruffo, pédo-psychiatre, est intervenu pour échanger sur le public visé. Les retours de cette première projection nous ont permis d’avancer et de constituer le programme final. Celui-ci a été soutenu par le groupe Jeune public, diffusé lors de projections décentralisées de l’AFCAE (une dizaine de séances), permettant ainsi aux exploitants de tous les territoires de découvrir cette proposition. Un document d’accompagnement et une fiche pédagogique ont été conçus avec l’Agence du court métrage. Enfin, une incitation à la programmation est parvenue aux salles sous la forme d’une newsletter et d’un article dans le prochain courrier de l’Art et essai.
À partir du 19 avril, le programme circulera dans nos salles, en séances publiques, scolaires ou accompagnées de débats. Les réalisateurs de certains des courts métrages ont affirmé leur motivation pour accompagner le programme en salles. De plus, les conditions de location (forfaitaire ou à 50% sans MG) sont idéales pour des salles qui voudraient débuter un travail d’accompagnement.
 
Quels sont, plus globalement, les domaines et modalités d'intervention de l'AFCAE Jeune Public, dont vous êtres le responsable ?
Le groupe Jeune public de l’AFCAE est missionné par le CNC pour organiser le soutien et le développement d’une offre de films de qualité pour les salles Art et essai. Ce soutien passe par des prévisionnements mensuels à Paris et des projections en région, la création de documents et d’ateliers de pratiques culturelles et artistiques “Ma P’tite Cinémathèque”, gratuits pour les salles adhérentes.
À l’origine, ce travail ne touchait que la tranche d’âge des 3/12 ans. Mais depuis l’année dernière, nous développons un nouveau volet qui s’appuie beaucoup sur la diffusion du court métrage et un partenariat fort avec l’Agence du court métrage. Ce travail envers le public adolescent se fait à la fois par le biais de ce partenariat, mais aussi par le soutien de longs métrages qui bénéficient d’un accompagnement particulier. Ce qui fut le cas de Chala, une enfance cubaine l’année dernière. 
// La réforme de l'Art et essai
Le CNC a dévoilé, le 7 avril dernier au Studio des Ursulines à Paris, les grandes lignes de sa réforme du classement Art et essai des salles de cinéma, qui consistera à la fois en une révision des critères d'accès, à travers la création de différents seuils, et en une valorisation financière des labels Jeune public, Patrimoine/Répertoire et Recherche et découverte.
Le court métrage est naturellement concerné au premier chef, au même titre que les films “particulièrement fragiles” en termes de diffusion.
Nous reviendrons dans le détail sur cette annonce dans une prochaine édition.

/// En savoir plus

// Un printemps animé à Bruz
Changement de saison pour le Festival national du film d'animation qui se déroulait en décembre, depuis plusieurs années, à Bruz et dans la région de Rennes. Organisé par l'Afca, il s'est désormais décalé au printemps et sa 23e édition se déroulera donc du 24 au 30 avril.
Outre ses traditionnelles compétitions de films professionnels ou d'écoles, ses sélections de films de commande, clips, films d'ateliers et (web)séries, une section dédiée aux “nouvelles écritures” est ouverte cette année.
Tout un volet du festival sera d'ailleurs consacré au “futur de l'animation” et de nombreux événements professionnels sont prévus, notamment des pitchs de projets, une table ronde sur le long métrage pour adultes et une matinée consacrée au volume et à la 3D.

/// En savoir plus

// Le Panorama des interventions territoriales de Ciclic

Toujours aussi actif, Ciclic a lancé son tout nouveau et traditionnellement très attendu Panorama des interventions territoriales qui recense et analyse tous les soutiens mis en place par les collectivités territoriales françaises en faveur du cinéma et de l'audiovisuel, en partenariat avec le CNC.
Elles sont au nombre de trente-trois pour ce millésime et une carte très pratique permet de trouver les bonnes informations en un ou deux clics. On y retrouvera aussi notamment la liste complète des films soutenus par les collectivités depuis 2003.

Focus sur les longs métrages prochainement visibles en salles et signés de réalisateurs remarqués en amont pour leurs films courts.
Certains d'entre eux sont disponibles pour les diffuseurs à L'Agence du court métrage.
// Autour de Cessez-le-feu d'Emmanuel Courcol
Fidèle collaborateur au scénario de Philippe Lioret (sur quatre films), Emmanuel Courcol est passé à la réalisation en 2012 à travers un court métrage : Géraldine je t’aime. Celui-ci était déjà produit par Polaris Film, également en tête de générique, aujourd’hui, de Cessez-le-feu, le premier long métrage de l’ancien pensionnaire de l’école de la rue Blanche. Les deux acteurs du premier cité, Grégory Gadebois et Julie-Marie Parmentier, sont aussi de l’aventure du second, cette fois-ci dans des seconds rôles, certes très signifiants (mais les principaux sont bien tenus par Romain Duris et Céline Sallette).
Dans Géraldine je t’aime, il était question d’amour enfui ou avorté, d’hésitations et de craintes à en enclencher un nouveau, de timidité dépassée et de pudeur des sentiments. Une certaine émotion naissait peu à peu, au fil des routes parcourues par les deux protagonistes en co-voiturage, et non sans une note d'humour. Une telle empathie pour les personnages resurgit naturellement avec Cessez-le-feu, un film d’époque qui s’enracine dans la passionnante période de l’après-Première Guerre mondiale, où chacun est tiraillé entre le désir de profiter de la paix revenue, dans le pur esprit des Années folles, et les cauchemars récurrents qui hantent les nuits de ceux qui sont revenus du front, y perdant des amis et des frères, un bras ou une jambe, et surtout leurs illusions… Le héros, Georges Laffont, a choisi de fuir vers les profondeurs de l’Afrique, son frère Marcel s’est réfugié dans un silence mutique et la fragile Madeleine est la veuve d’un époux qu’elle n’aura pratiquement pas connu… Des êtres abîmés, à l’image de toute une société et d’un monde rescapé de l’horreur. On pourra sans doute reprocher un certain classicisme au projet, mais on ne lui déniera ni sa sensibilité ni son intelligence. (CC)

Sortie le 19 avril 2017
// Filmographie courts métrages d'Emmanuel Courcol

Géraldine je t'aime (2012, 27 min, photo)

 
// Autour de Nostos de Sandrine Dumas
Lorsqu’on opte pour un argument intime, directement personnel, en engageant une entreprise documentaire, l’important demeure de toucher à une certaine universalité et cette vertu imprègne de toute évidence la démarche adoptée par Sandrine Dumas à travers Nostos.
Née d’une mère grecque, celle qui fut une jeune comédienne en vue des années 1980 part d’une toile peinte par l’une de ses compatriotes vivant dans la première moitié du XXe siècle, Thalia Flora-Karavia, pour nous entraîner dans un périple méditerranéen à la première personne, finalement assez vertigineux et mettant en exergue l’histoire de sa propre famille entre Athènes, Istanbul, Alexandrie et la mythique île d’Ithaque. La figure de l’exil, avec son cortège de deuils, apparaît peu à peu : celui de la femme peintre trouvant écho avec celui de Rena, la mère de la réalisatrice, arrivée à Paris dans les années 1950, et l’on se remémore alors un autre duo féminin dans L’invention des jours heureux, composé d’une jeune Chinoise du quartier des Olympiades et d’une Russe jouée par la regrettée Katia Golubeva. Leur rencontre finale, par hasard, scellait une commune volonté de se construire une nouvelle vie, au-delà des difficultés liées à la condition de réfugié, une vie susceptible de donner l’illusion de jours heureux, donc, aux proches restés au pays, très loin de la Ville lumière.
Dans Nostos, Sandrine Dumas se met elle-même en scène, sans chichis, avec des membres de sa famille ou dans des conversations sur Skype avec son frère suivant de près son enquête. Le motif de la fraternité était justement au centre de la fiction Le garde du corps, produit par Christophe Loizillon et Santiago Amigorena et primé au Festival de Berlin en 2004.
Un gamin y suivait sa sœur aînée, encore mineure, dans une virée nocturne en boîte de nuit et le film s’achevait par un rapprochement sobre et plein de tendresse, ce qui semble une piste valide pour appréhender le cheminement proposé par Nostos, vers la réconciliation d’une femme et de ses origines (voir la signification du mot, non dénué de nostalgie, désignant un retour chez soi oscillant entre joie et douleur). On s’y projette et s’y identifie sans peine… (CC)

Sortie le 19 avril 2017
// Filmographie courts métrages de Sandrine Dumas

Le garde du corps (2003, 17 min)
L'invention des jours heureux (2011, 35 min, photo)

 
// Revoir Pialat et redécouvrir Reichenbach
Solaris Distribution réunit à partir du 19 avril 2017 deux films de patrimoine en version numérisée et restaurée. Si le premier, L'amour existe de Maurice Pialat (1961, 19 min, photo) – toujours visible, et ce jusqu'au 12 juin, sur notre site  –, est extrêmement célèbre, le second a été moins vu ces derniers temps. Monté par Chris Marker, La douceur du village de François Reichenbach (1964, 47 min) plonge, à travers le regard d’un instituteur, dans le quotidien d’un village de campagne.
// Jardins secrets
Dans le cadre de ses séances “Découvertes”, le Saint-André-des-Arts, à Paris, propose depuis le 12 avril le moyen métrage documentaire Le jardin en mouvement, Gilles Clément d'Olivier Comte (2013, 52 min). Il retrace le parcours atypique de ce jardinier et architecte paysagiste, mais aussi écrivain, marqué par l’écologie et qui a remis en question l’art des jardins dans les années 1980-90, à travers le “jardin en mouvement” et le “jardin planétaire”.
Photo : © 2013 a.p.r.e.s production
// Une soirée autour de la diffusion internationale
Le Grec propose un onzième rendez-vous de ses projections-rencontres, axé autour de la diffusion internationale du court métrage, en présence d'une experte en la matière : Christine Gendre d'UniFrance.
La séance se déroulera le mardi 25 avril à 20h et après trois opus de la Collection 2016 des Minutes Lumière, seront projetés cinq films, dont Petite blonde d'Émilie Aussel, Over the Rainbow d'Alexandre Aja et Dar d'Anne Cissé. En présence des réalisateurs, au Nouvel Odéon, 6 rue de l'École de Médecine, 75006 Paris.
 


//
 Christian
Rouaud à l'honneur au Quai de Seine


Notre séance d'avril invitera à redécouvrir un film qui avait marqué son époque et qui sera présenté dans sa version restaurée : Le sujet de Christian Rouaud (1997, 38 min, photo).
Deux moyens métrages récents remarqués l'accompagneront : Je les aime tous de Guillaume Kozakiewiez (2016, 30 min) et Le dieu Bigorne de Benjamin Papin (2016, 39 min). Tous deux figurent en outre au sommaire de Bref n°121, à paraître mi-mai.

Le mardi 25 avril à 20h.
au MK2 Quai de Seine, 14 quai de la Seine, 75019 Paris.
Où inscrire vos courts ?

Pratiques et mis à jour régulièrement, nos tableaux d’inscription en festival vous permettront de savoir où inscrire vos films, en France et à l’étranger. Ils vous rappellent la date limite des inscriptions, les formats acceptés et toutes les coordonnées des festivals.
Des outils indispensables pour une meilleure diffusion de vos courts métrages.
Deadline ! Inscriptions des courts métrages en festivals français

J-20 : Aÿ, 5e festival Courts en Champagne.

J-31 : Saint-Étienne, 6e festival Tournez court.
 Télécharger le tableau récapitulatif des inscriptions aux principaux festivals de courts métrages à l'étranger.

Vous pourrez retrouver le tableau des inscriptions aux festivals de courts métrages en France dans notre prochaine newsletter, le 27 avril.
Annonces
// Les voix au château, ou le court au-delà des siècles
// Louis-Lumière et l'égalité des chances
 
Dans le cadre du festival Les Voix au château, qui connaîtra sa quatrième édition au début du mois de juillet et se déroulera au château de Nègrepelisse, dans le Tarn-et-Garonne, un concours de courts métrages a été mis en place pour la première fois, sur le thème générique, logiquement, de “La voix dans tous ses états”.
La durée maximale des œuvres est de 10 minutes, générique compris, et le concours est ouvert à tous, gratuitement.

Date limite d’inscription : 1er mai 2017
L'École nationale supérieure Louis-Lumière a scellé pour la cinquième fois un partenariat avec la fondation Culture & diversité pour aider des étudiants boursiers à passer le concours de l'école, dans les départements cinéma photographie et son.
Les candidatures pour la classe Égalité des chances sont donc ouvertes pour les moins de 27 ans (au 1er janvier 2018) qui sont boursiers de l'enseignement supérieur. Résultats des courses le 3 juillet.

Date limite d'inscription : 31 mai 2017
 
 
// Fondation Jean-Luc Lagardère, nouvel appel
// Art, cinéma et ruralité en Bourgogne

Les bourses de la Fondation Jean-Luc Lagardère comprennent toujours une catégorie dédiée aux auteurs d'animation, la dotation étant de 30 000 euros. Les moins de 30 ans sont concernés, ayant déjà réalisé un film d'animation dans le cadre de leurs études ou selon un critère déjà professionnel.
À titre d'exemples, Gabriel Harel et Nicolas Pleskof furent les lauréats de 2013 et Elsa Duhamel celle de 2015.

Date limite d'inscription : 10 juin 2017

/// Voir plus de détails

L'association Ni vu, ni connu !, organisatrice dans la Nièvre des Conviviales, festival aoûtien dédié à art, cinéma et ruralité, organise dans le cadre de sa prochaine édition un concours de scénarios de courts métrages, dont le lauréat recevra une aide à la production de 5 000 euros.
Le sujet est libre, sur la thématique de la manifestation et pour des projets de 15 minutes au maximum pour une fiction, 26 ou 52 minutes pour un documentaire. Le tournage devra se dérouler sur place, en région Bourgogne.

Date limite d'inscription : 30 juin 2017

 
L'Aide à l'écriture de la Région Alsace concerne des auteurs et producteurs installés en région Grand Est et attend les projets en vue de sa deuxième session de 2017.
Date limite du dépôt des dossiers : 15 juin 2017
Le Fonds de soutien au cinéma et à l’audiovisuel de la Ville de Strasbourg attend les projets en vue de sa commission de fin septembre/début octobre.
Date limite du dépôt des dossiers : 15 juin 2017
 
L'Aide au développement de projets de la Région Rhône-Alpes lance sa troisième session de 2017, en vue de la réunion de son comité de lecture de l'automne. 
Date limite du dépôt des dossiers : 30 juin 2017

Le Fonds de soutien à la création du Département de la Seine-Saint-Denis, piloté par l'association Cinémas 93, attend les projets de films courts.
Date limite du dépôt des dossiers : 31 août 2017
// En ligne cette semaine et la suivante :

25 façons d'arrêter de fumer
de Bill Plympton
(1989, 5 min)

Allons-y ! Alonzo !

de Camille Moulin-Dupré
(2009, 8 min)

Dans la forêt noire

de Joséphine Flasseur
(2003, 31 min)

L'invention des jours heureux 
de Sandrine Dumas
(2011, 25 min)

Famouras
d'Amanda Robles
(2015, 50 min)

Le grand soir

de Stéphane Brisset
(2001, 19 min)

Bonne quinzaine à chacun(e), et surtout n'oubliez pas d'aller voter... On se retrouve le 27 avril, non sans vous livrer auparavant ces quelques chiffres liés au Panorama établi par Ciclic et évoqué plus haut :

L'année 2016 a été celle de la plus forte enveloppe depuis la création des fonds d'aides territoriaux, avec 8 d'entre eux à plus de 3 millions d'euros et 7 entre 1 et 3. En revanche, si 9 furent en augmentation, 11 sont restés stables et 13 ont baissé, ce qui semble en fait le plus préoccupant...

Rédaction : Christophe Chauville. Correction : Sylvie Delpech.
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